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Les types de radars expliqués

Radars fixes, mobiles, tronçon, feu rouge, ANPR et zones de danger françaises : ce qu’ils sont, comment ils vous mesurent et où vous les croisez.

Des données professionnelles, mises à jour régulièrement.

Types de radars : fixes, mobiles, tronçon et feu rouge

Les radars se répartissent en sept grandes familles. La distinction essentielle : l’appareil mesure-t-il votre vitesse *instantanée* en un point (radar fixe ou mobile) ou votre vitesse *moyenne* sur toute une portion de route (radar tronçon, SPECS, Tutor) ? Tout le reste — radar ou LiDAR, flash visible ou infrarouge, signalé ou non — entre dans l’une de ces deux catégories.

Comparatif rapide

Les types de radars en un coup d’œil.
Type Ce qu’il mesure Où vous le croisez Remarques
Radar fixe Vitesse instantanée en un point Bords de route, grands axes urbains Visible à dessein.
Radar mobile Vitesse instantanée (appareil portatif ou embarqué) Partout — mis en œuvre par les forces de l’ordre Aucune installation fixe.
Radar tronçon Vitesse moyenne sur une portion de route Autoroutes, chantiers de longue durée, tunnels Freiner avant le second appareil ne sert à rien.
Radar de feu rouge Si vous avez franchi le feu au rouge Carrefours à feux Déclenché par boucles d’induction ou par vidéo.
Combiné (vitesse + feu rouge) Les deux au même carrefour Carrefours à risque Un seul appareil, deux modes de contrôle.
Caméra ANPR Lit votre plaque (souvent hors contrôle de vitesse) Péages, zones à faibles émissions, voies de bus, paires de radars tronçon La technologie derrière le contrôle de vitesse moyenne.
Zone de danger (France) Rien — c’est une portion de route signalée France uniquement Le mode d’alerte imposé par la loi française à la place des positions exactes.

Chaque type, en détail

Radars fixes

Des cabines installées en bord de route, qui mesurent votre vitesse en un point unique. Elles sont visibles volontairement : la dissuasion fait officiellement partie de leur fonction.

La plupart des radars fixes fonctionnent soit au radar hyperfréquence (la technologie classique du « pistolet radar », généralement en bande Ka), soit avec deux boucles d’induction noyées dans l’enrobé. Un flash prend une photographie, et beaucoup de cabines enregistrent deux clichés séparés d’une distance fixe, de sorte que la vitesse peut être recalculée à partir de l’arrière-plan photographié. Les installations modernes utilisent de plus en plus un flash infrarouge, invisible à l’œil nu, et des caméras haute définition capables de fonctionner de jour sans aucun flash.

Fabricants et gammes que vous verrez cités dans la presse : Gatsometer (l’entreprise néerlandaise à l’origine du surnom britannique « Gatso », appliqué à presque tous les radars), Vitronic Poliscan, Jenoptik / Robot, Truvelo D-cam, MultaRadar.

Radars mobiles et portatifs

La même physique de mesure, mais mise en œuvre par les forces de l’ordre au lieu d’être installée à demeure sur la route.

Un radar mobile peut être un appareil radar ou LiDAR sur trépied au bord de la route, un agent en tenue équipé d’un laser portatif, ou une voiture banalisée dotée d’un appareil orienté vers l’avant ou vers l’arrière. Le contrôle mobile est imprévisible par nature : il n’y a aucune installation à cartographier et les emplacements changent. Les bases de données sérieuses ne prétendent pas publier chaque patrouille mobile ; ce qu’elles couvrent, c’est l’infrastructure fixe, celle qui peut être tenue à jour par des professionnels.

Radars tronçon (SPECS, Tutor, Section Control)

Une paire (ou une chaîne) d’appareils contrôle la limitation sur toute une portion de route, et non en un point unique.

Deux caméras ANPR lisent votre plaque à l’entrée et à la sortie et enregistrent l’heure de chaque passage. Distance ÷ temps donne votre vitesse moyenne sur le tronçon. Comme le contrôle porte sur toute la portion — de 1 à 30 km en général — freiner brusquement juste avant la seconde caméra ne change rien : la moyenne est déjà fixée par les kilomètres parcourus avant. C’est ce qui rend le contrôle de vitesse moyenne particulièrement efficace sur autoroute, dans les chantiers de longue durée et dans les tunnels.

Les noms commerciaux que vous rencontrerez : SPECS au Royaume-Uni, Tutor sur les autoroutes italiennes, le radar tronçon en France, Section Control en Autriche et (autrefois) en Allemagne. La technologie sous-jacente est la même.

L’Allemagne a mené une expérimentation Section Control sur la B6, près de Hanovre, suspendue en 2024 ; la technologie elle-même reste largement utilisée dans les pays voisins.

Radars de feu rouge

Ils relèvent les véhicules qui s’engagent dans un carrefour après le passage du feu au rouge.

Le déclenchement se fait par boucle d’induction (une impulsion électrique part dès qu’un véhicule franchit la ligne d’effet des feux au rouge) ou par analyse vidéo (l’appareil « voit » l’état du feu et la position du véhicule). Deux clichés sont généralement pris pour établir que le véhicule a bien traversé le carrefour au lieu de s’arrêter sur la ligne. Le contrôle du feu rouge ne mesure normalement pas la vitesse.

Radars combinés (vitesse + feu rouge)

Un seul appareil, deux modes de contrôle — installé aux carrefours où comptent à la fois la vitesse et le respect du feu.

Au feu vert ou orange, l’appareil fonctionne comme un radar fixe. Au rouge, le même matériel photographie les véhicules qui s’engagent malgré le feu. Ces cabines sont fréquentes aux carrefours urbains à risque.

Caméras ANPR

Des caméras qui lisent votre plaque d’immatriculation à votre passage, en temps réel.

L’ANPR (lecture automatique des plaques d’immatriculation) est le socle du contrôle de vitesse moyenne, mais elle sert aussi, indépendamment, à bien d’autres usages : péage, contrôle des zones à faibles émissions, péage urbain, contrôle des voies de bus, gestion du stationnement et vérifications policières sur les véhicules recherchés. Une caméra ANPR seule ne mesure pas votre vitesse — elle mesure *qui* vous êtes.

Zones de danger (France)

Ce n’est pas un radar — c’est la façon dont la loi impose de les représenter.

Le code de la route français interdit aux appareils et applications de navigation d’avertir le conducteur de la localisation exacte d’un appareil de contrôle. Les constructeurs ont réagi en remplaçant les positions ponctuelles par des zones plus larges autour de chaque point de contrôle ; aucun texte réglementaire publié n’en fixe la longueur. Les applications mises en conformité en France — dont la nôtre — n’affichent que la zone, jamais le radar. Le conducteur conserve le bénéfice de sécurité, celui de rester particulièrement vigilant sur toute la zone.

Types moins courants

Vous en croisez de temps en temps — ce n’est généralement pas ce que l’on entend par « radar ».

Caméras de voie de bus (contrôle des voies réservées), caméras de pesage (poids lourds), caméras de gabarit en hauteur (tunnels et ponts), caméras de dépassement interdit (certaines portions d’autoroute) et postes de contrôle fixes de la police. La plupart ne mesurent pas la vitesse ; certaines ne photographient rien du tout et se contentent de déclencher une alerte pour un agent posté plus loin.

Lesquels l’application vous signale-t-elle ?

Notre application iPhone vous signale les équipements liés à la vitesse présents dans la base de données sous-jacente (SCDB.info) pour le pays dans lequel vous roulez — radars de feu rouge, appareils combinés, tronçons à vitesse moyenne et, en France, zones de danger, là où la loi impose cette représentation. L’application ne prédit pas les contrôles mobiles ni les radars temporaires ; cette information n’est disponible de façon fiable auprès d’aucune source.

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Questions fréquentes sur les types de radars

Un radar fixe mesure votre vitesse à l’instant où vous passez devant : une seule lecture instantanée. Un radar tronçon (aussi appelé « Section Control », SPECS au Royaume-Uni, Tutor en Italie) est en réalité une paire d’appareils qui lisent votre plaque à l’entrée et à la sortie d’une portion de route et calculent votre vitesse moyenne sur l’ensemble du parcours. Les deux sanctionnent de façon radicalement différente : freiner avant un radar fixe vous aide ; freiner avant la seconde caméra d’un radar tronçon, non.

Une paire de caméras ANPR lit votre plaque au début et à la fin d’un tronçon défini et enregistre l’heure à chacun des deux points. La distance divisée par le temps donne votre vitesse moyenne sur le tronçon. Certaines installations enchaînent plus de deux caméras pour contrôler plusieurs portions consécutives. La technologie sous-jacente est la même partout où le système est déployé ; seuls le nom commercial et l’exploitant changent.

Il n’y a pas d’aspect unique. Les cabines fixes sont généralement des boîtiers gris ou jaunes fixés sur un mât en bord de route ou sur un portique, avec une ou plusieurs optiques et (souvent) un flash. Certaines sont conçues pour se fondre dans le mobilier urbain ; d’autres sont volontairement voyantes. Les dispositifs mobiles peuvent être des fourgons, des motos ou des agents munis d’un appareil portatif. Les radars tronçon sont presque toujours installés sur des portiques au-dessus de la chaussée et ressemblent davantage à une caméra de vidéosurveillance qu’à un « pistolet radar ».

Non. Les caméras ANPR, seules, mesurent qui vous êtes, pas à quelle vitesse vous roulez. Les radars de feu rouge relèvent si vous avez franchi le feu au rouge. Les caméras de voie de bus ou de contrôle d’accès font respecter des restrictions, pas une vitesse. Dans le langage courant, le mot « radar » s’applique sans distinction à presque toutes les cabines de contrôle en bord de route, mais la mesure réelle varie beaucoup.

Une « zone de danger » est une portion de route autour d’un ou de plusieurs points de contrôle. C’est le mode d’alerte qu’emploient en France les appareils et applications de navigation mis en conformité, le code de la route interdisant d’avertir de la localisation exacte d’un appareil de contrôle. L’application signale donc une zone plus large — aucun texte réglementaire publié n’en fixe la longueur — pour que le conducteur reste vigilant sur tout le secteur, au lieu de lever le pied uniquement devant la cabine.

Un radar de feu rouge sanctionne le non-respect du feu : il photographie les véhicules qui franchissent la ligne d’effet des feux après le passage au rouge. Un radar de vitesse sanctionne le dépassement de la limitation. Les deux cohabitent parfois dans la même cabine (on parle alors d’appareil « combiné ») aux carrefours à risque, mais l’infraction et les preuves exigées ne sont pas les mêmes.

Alertes à l’approche des radars, basées sur SCDB.info.

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Respectez toujours la limitation affichée. Les alertes sont une aide à la vigilance, pas un permis d’accélérer.